Les investisseurs dans le cannabis ont-ils oublié le fiasco du boom des cryptomonnaies? (À vrai dire, les pertes de mémoire sont l’un des mauvais côtés de la consommation de marijuana…)

Avec la récente légalisation du cannabis à usage récréatif au Canada, nombreux d’entre nous réfléchissent à investir dans ce secteur. La demande se portait déjà bien, et les sociétés sont désormais libres de l’incorporer dans leurs produits. Estée Lauder propose un masque pour le visage infusé au cannabis, Constellation Brands (de la bière Corona) s’est approprié un producteur canadien connu, et les marques alimentaires et de boissons de grande consommation travaillent sans nul doute à étendre leur gamme de produits.

D'après un rapport de Bloomberg, et ce, au moins à la mi-octobre, les actions dans le cannabis ont surpassé l’or, Bitcoin et les indices boursiers généraux. Autrement dit, le public a soudainement développé un appétit vorace pour ce secteur.

Dans ce contexte, on peut pardonner aux investisseurs de penser que les sociétés de cannabis sont un pari lucratif et peu risqué. Les groupes alimentaires, par exemple, sont considérés être des actions « défensives » en raison de la demande stable : tout le monde a besoin de manger. Toutefois, même si les producteurs d’herbe sous licence poussent comme des champignons, le prix des actions ne suit pas forcément. Regardez cet aperçu de la performance de ces derniers mois pour les actions de plusieurs producteurs de marijuana.

 

 

Il faut avoir l’estomac bien accroché avec toutes les fluctuations des actions dans l’herbe, et certains investisseurs pourraient avoir besoin de Gravol, ou de CBC de leur fournisseur préféré, pour calmer leurs nausées!

Ce type de volatilité n’est pas inhabituel. Les nouvelles industries passionnantes ont tendance à provoquer des bulles spéculatives, justement à cause de cet enthousiasme, et le secteur du cannabis n’y échappe pas. À la fin des années 90, la bulle Internet avait eu le même parcours. Le post-scriptum de l’herbe pourrait bien être le même: quelques survivants solides qui se tiendront encore debout après que les aventures de nombreuses jeunes entreprises prometteuses auront pris fin. Cela n’a rien de nouveau d’ailleurs; comme Elon Musk aime le rappeler, Ford et Tesla sont les deux seuls groupes automobiles américains à ne pas avoir encore fait faillite. À l’aube de l'ère automobile, ils étaient des centaines, voire des milliers!

Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’argent à gagner dans le cannabis, il y en a. La leçon à tirer pourrait être qu’investir dans des sociétés en particulier peut être risqué, même si elles sont en tête d’une industrie transformatrice. Ceux qui sont invincibles aujourd’hui peuvent être vulnérables demain.

Alors que certaines personnes semblent avoir une capacité inquiétante à choisir les gagnants dans une industrie bondée, cela reste une compétence rare. Pour ceux d’entre nous qui n’ont pas ces talents lucratifs, il y a d’autres stratégies pour participer à ces nouveaux marchés. Certains investisseurs choisissent une approche au pic et à la pelle, c’est à dire investir dans les fournisseurs d'équipement. Dans le cas présent, cela voudrait dire, par exemple, d'investir dans des sociétés qui vendent des équipements pour la culture, le traitement ou la purification du cannabis. C’est une stratégie de diversification étant donné que le fournisseur devrait prospérer aussi longtemps que l’industrie continuera de grandir. Les fournisseurs se font généralement plus discrets que les marques, ce qui veut dire que leurs actions sont généralement moins soumises aux folles fluctuations.

 

Décider de ne pas choisir les gagnants

Cela nous amène maintenant à un second type d'investissement écologique et à une approche que j'utilise pour mon propre portefeuille. Les énergies renouvelables sont aussi une industrie transformatrice, et avec un peu de chance, suffisamment pour pouvoir remonter le temps dans le changement climatique. Des sociétés comme CoPower permettent aux particuliers de participer à la transition énergétique, mais sans les complications de devoir prévoir qui seront les futurs gagnants et perdants. Ici, la stratégie employée pour éviter les fluctuations des marchés publics est d’investir dans des actifs réels. Les investisseurs n’auront pas l’avantage de la croissance d’une action unique, mais ils ne seront pas non plus exposés à sa baisse.

Au lieu d’essayer de deviner quel fabricant d'éoliennes, quel installateur de panneaux solaires ou quelle société de rénovation seront les géants d’ici 10 à 20 ans, CoPower propose des prêts à des projets opérationnels (ou presque) dans les énergies renouvelables.

Les revenus des projets viennent de la vente des énergies propres et permettent de rembourser les prêts, et ces paiements, en retour, permettent de payer les intérêts aux détenteurs d’obligations. CoPower investit aussi dans des projets en efficacité énergétique. Dans ce cas-là, les prêts sont remboursés avec les intérêts des économies prévues.  

Mieux encore, la production et les économies d'énergie de ces projets s’accumulent mois après mois, indépendamment du marché et de l'économie. Comme l’a noté CoPower dans un article précédent, c’est l’un des avantages d’un placement non corrélé. Ils sont ennuyeux, mais dans le bon sens du terme, car ils ne connaissent pas les hauts et les bas vertigineux des investissements à la mode sur les marchés publics. À noter toutefois que cette approche comporte ses propres risques, par exemple, en tant que placement privé, les obligations doivent être conservées jusqu'à échéance et ne sont pas soumises aux mêmes exigences de compte-rendu qu’une société cotée en bourse.

Malgré la philosophie progressive derrière les investissements, je trouve cette stratégie assez conservative. C’est moins une philosophie de faire pousser son capital comme de mauvaises herbes, mais plutôt comme un bonsaï; ce n’est définitivement pas le plus grand arbre, mais il est robuste et ne se laissera pas déraciner selon les variations du marché.

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Note de l'éditeur: Matthew Klippenstein a investi dans la troisième émission d’obligations vertes de CoPower (Obligations vertes II).

Cet article de blogue a été sollicité par CoPower et pourrait ne pas être représentatif des points de vue d’autres investisseurs, actuels ou potentiels, des obligations vertes de CoPower. Veuillez consulter la notice d’offre des obligations vertes de CoPower pour toutes les informations importantes au sujet de Finance CoPower Inc., des obligations vertes de CoPower et des modalités de l’offre des obligations vertes de CoPower.