Lorsqu’on évoque le changement climatique, la Fondation Trottier est déterminée. En tant que Directeur général, Eric St. Pierre le constate : soutenir les solutions pour lutter contre le changement climatique est fondamental pour contribuer au succès des autres projets prioritaires de la fondation.

« Pour pouvoir arriver aux changements durables dont nous avons besoin dans le domaine de la santé ou de la pauvreté, il nous faut bien gérer le changement climatique », explique Eric au sujet de la philosophie de la fondation qui est d’observer ces changements à travers une perspective systémique. « Si la priorité d’une fondation est de soutenir les hôpitaux, est-ce qu’elle réfléchit aussi à comment agir avec la pression qu’exerce le changement climatique sur notre système de santé ? »

Aujourd’hui, la fondation, basée à Montréal, explore de nouvelles stratégies pour mettre à profit ses importantes ressources financières pour un meilleur climat. Et l’investissement d’impact est l’une de ces stratégies.

Les investissements d’impact ont pour but d’engendrer des rendements financiers en même temps que des changements sociaux ou environnementaux positifs. C’est en octobre 2018 que la Fondation Trottier a franchi le pas avec un placement de 1 million de dollars dans les obligations vertes CoPower.

 


« Les obligations vertes CoPower sont un moyen facile d’investir dans le type de solutions pratiques dont nous avons besoin si nous voulons réduire nos émissions au plus vite. »


 

« On entend beaucoup parler de l’investissement d’impact ou de l'investissement durable en ce moment, mais il n’y a pas beaucoup d’options. CoPower est l’un des rares investissements réels qui réduisent les émissions de carbone de manière directe » déclare Eric.

Les obligations vertes CoPower sont soutenues par les prêts que la société fait à des projets solaires ou des rénovations DEL, qui vendent ou économisent de l'énergie tout en réduisant les émissions de carbone. C’est justement cette réduction mesurée d’émissions qui a convaincu le comité d’investissement de la fondation.

D'après Eric, « les obligations vertes CoPower sont un moyen facile d’investir dans le type de solutions pratiques dont nous avons besoin si nous voulons réduire nos émissions au plus vite. Elles permettent aussi de promouvoir une vision positive de la direction que peut prendre notre monde. »

« Le changement climatique paraît accablant pour la plupart des gens, et c’est facile de se sentir paralysé par toutes les mauvaises nouvelles. Nous avons aimé comment CoPower rend les solutions visibles et permet de comprendre facilement quel impact on peut avoir. Et c’est ce dont nous avons besoin pour continuer à rester concentrés. »

Les obligations conviennent bien à la fondation d’un point de vue financier aussi. « Nous avons regardé notre portefeuille dans son ensemble, et avons constaté qu’il y avait de la place pour introduire un nouveau produit à notre allocation en revenus fixes » explique Eric. « Et puis, un rendement de 5 % répond à nos besoins financiers. » (Note de l'éditeur: la Fondation a investi dans les obligations vertes de CoPower de 6 ans avec un rendement annuel de 5%.)

 


« Nous percevons des intérêts et grossissons notre portefeuille en investissant dans les énergies propres, ce qui nous permet alors d’octroyer des subventions à des groupes qui encouragent la transition à faible émission carbonique de manière critique. »


 

« Nous percevons des intérêts et grossissons notre portefeuille en investissant dans les énergies propres, ce qui nous permet alors d’octroyer des subventions à la Fondation David Suzuki pour la recherche sur le climat ou à Equiterre ou Pembina pour leur travail sur les politiques; ce sont tous des groupes qui encouragent la transition à faible émission carbonique de manière critique. »

Les obligations vertes de CoPower sont le premier investissement d’impact de la fondation, mais elles sont juste la deuxième étape dans un changement plus large du portefeuille d’investissement de la fondation. En 2016, la Fondation Trottier a commencé à divertir ses actifs des énergies fossiles grâce au soutien sans faille des membres clés de son conseil d’administration.

Elle a aussi récemment investi dans les technologies propres avec Cycle Capital et explore les possibilités d’investir directement dans des projets résidentiels en énergie géothermique ou renouvelable avec des communautés indigènes.

D'après Eric, l'industrie des investissements d’impact est en train de décoller, et il peut être encore difficile de trouver des produits. « Le concept de « durable » dans l’industrie traditionnelle des investissements est assez limité » nous confie Eric. « La plupart des gestionnaires de placement ne sont pas à jour, donc si vous demandez quelque chose d'écologique, ils vous proposeront des actions dans Apple, et ce n’est pas vraiment le sujet ici.»

Eric se montre confiant lorsqu’il voit les différentes fondations dans le monde s’ouvrir aux investissements d’impact et le rôle de meneur des fondations canadiennes comme McConnell, Ivey ou Donnelly qui ont elles-mêmes fait partie des prémices de ce mouvement.

« Ce sont simplement des personnes qui écoutent une bonne idée et décident de dire « oui ». Il est assez facile d’être convaincant avec un investissement d’impact. » Eric explique que les fondations canadiennes dédient généralement 3,5 % de leurs actifs pour les subventions et que les autres 96,5 % sont investis de manière traditionnelle, parfois dans des produits qui vont à l'encontre de leur mission.

 


« Le monde a besoin des pensées innovantes des fondations plus que jamais et nous ne pouvons pas nous permettre de laisser de l’argent ou des ressources sur la table plus longtemps. »


 

Que recommanderait-il à d’autres fondations qui cherchent à franchir le pas ? La première étape, d'après Eric, est l'éducation et l'adhésion du conseil d’administration. Avoir son champion à l’interne peut aussi aider.

 « Un expert externe est venu nous parler de la situation du marché de l’investissement d’impact et des produits disponibles et cela a apporté la crédibilité. Les membres plus jeunes de la famille, en particulier, soutiennent l’idée et les autres membres sont très réceptifs » raconte Eric.

« Ce mouvement existe déjà depuis 10 ans donc il y a beaucoup de ressources. Parlez aux autres fondations. Commencez doucement, mais commencez. Le monde a besoin des pensées innovantes des fondations plus que jamais et nous ne pouvons pas nous permettre de laisser de l’argent ou des ressources sur la table plus longtemps. »

 

 

Les obligations vertes pour faire un profit et faire la différence.

 

Note de l'éditeur: La Fondation Familiale Trottier a investi dans la troisième émission d’obligations vertes de CoPower (Obligations vertes III) qui est disponible actuellement. Cet article de blogue a été sollicité par CoPower et pourrait ne pas être représentatif des points de vue d’autres investisseurs, actuels ou potentiels, des obligations vertes de CoPower. Veuillez consulter la notice d’offre de CoPower Finance Inc. datée du 11 mai 2018, pour toutes les informations importantes au sujet de Finance CoPower Inc., de la troisième émissions des obligations vertes de CoPower et des modalités de l’offre de la troisième émission des obligations vertes de CoPower.