Saviez-vous qu’appuyer sur un interrupteur en Alberta génère presque 20 fois plus de CO2 qu’en Ontario, 65 fois plus qu’en Colombie-Britannique et 718 fois plus qu’au Québec.

Cela s’explique par l’intensité carbonique. Une province qui a un bouquet énergétique plus polluant, où l’électricité vient principalement des combustibles fossiles comme le charbon, a une intensité carbonique bien supérieure à une province où l’électricité est générée par des sources plus propres comme l’eau ou le gaz naturel.

Pourquoi ce titre alors? Et bien, l’inconvénient de l’équation de l’intensité carbonique est que l’énergie propre est à son comble lorsqu’elle remplace une énergie plus polluante. Et c’est pour cette raison que les Albertains ont actuellement un rôle majeur à jouer dans la lutte contre le changement climatique.

Revenons à notre premier exemple, allumer une lumière a 65 fois plus d’impact (en termes de réduction de CO2) en Alberta qu’en Colombie-Britannique. Investir dans un nouveau projet solaire de 2MW en Alberta va contribuer à éviter 20 fois plus de carbone qu’un projet équivalent en Ontario.

 

Investir dans les énergies propres et la conservation là où ça compte le plus 

Chaque province canadienne a un bouquet énergétique différent. Qu’il soit propre ou polluant est un hasard topographique. Grâce aux ressources hydriques du Québec, 99% de leur alimentation énergétique est hydraulique et donc propre. Il est toutefois important de noter que l’hydro-électricité à grande échelle doit relever d’autres défis environnementaux.

En comparaison, en Alberta et au Saskatchewan, la majorité de l’électricité vient de la combustion de charbon ou de gaz naturel. Plus au Nord encore, les collectivités hors réseau utilisent des générateurs diesel, et vous commencez à comprendre pourquoi ajouter des énergies propres ou faire des économies d’énergie peut faire une grande différence.

 

 

Nous l’avons bien compris chez CoPower et cela se reflète dans notre portefeuille de projets et de rénovations en efficacité énergétique qui inclut des immeubles en Ontario, en Colombie-Britannique et en Alberta. (Si vous ne connaissez pas encore CoPower, nous sommes la plateforme d’investissement en énergie propre canadienne. Avec nos obligations vertes, vous pouvez investir dans des projets en énergie propre ou en efficacité énergétique au Canada et obtenir des rendements intéressant tout en réduisant les émissions de Co2).

Lorsque nous avons fait notre première estimation de l’impact potentiel de la première rénovation DEL d’immeubles de notre portefeuille de prêts pour soutenir nos obligations vertes, nous nous sommes appuyés sur les données de l’intensité carbonique en Ontario et en CB, pour la simple et bonne raison que la plupart des immeubles se situaient dans ces deux provinces. A ce moment-là, il apparaissait que l’impact du portefeuille en termes de réduction de CO2 serait environ de l’équivalent de 461 tonnes de Co2 en moins par an, soit un impact positif et solide. 

Avant d’annoncer publiquement le projet, nous avons recalculé l’impact exact, en ajoutant cette fois la portion de l’Alberta du projet, et nous avons été stupéfaits par la différence. En ajoutant les quelques immeubles en Alberta, l’impact s’est élevé à 748 tonnes de CO2 évitées par an, soit l’équivalent de 158 voitures de moins en circulation.

En d’autres termes, 40% de l’impact vient d’environ 5% des projets.

 

Qu’est-ce que cela signifie pour les investisseurs en énergie propre? 

Nous devons continuer d’investir à la fois dans la construction d’énergie propre et dans la réduction de la consommation énergétique. Tant que l’intensité carbonique de chaque province n’est pas à 0, investir dans les énergies propres reste un investissement utile qui permet d’éviter des émissions de CO2 responsables du changement climatique, et nous continuerons à financer des projets qui permettent la réduction de ces émissions au Canada.

Ceci dit, que ce soit pour CoPower ou pour tous les investisseurs en énergie propre, ces chiffres prouvent qu’il y a bien une opportunité à saisir pour que chaque dollar investi ait un plus gros impact sur le carbone.